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FAQ
FAQ
Peut-on faire du fromage ou du yogourt sans lait ni crème?
Non. Il n’est pas possible de faire du fromage sans crème, ni lait. Un fromage ou un yogourt qui est fortifié avec des isolats de protéines requiert l’ajout de crème. Les isolats de protéines sont en réalité une forte concentration de protéines laitières, sans le lactose.

Il y a deux raisons majeures qui incitent les fabricants de produits laitiers à acheter des isolats de protéines d’importateurs : le prix et les avantages fonctionnels d’un produit qui n’est pas disponible ici.
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Un isolat de protéine est un concentré qui atteint plus de 85% de protéines laitières.
En fait, les protéines sont l’ingrédient le plus nourrissant du lait.
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Est-ce que toutes les substances laitières modifiées sont importées?
Non. Tout produit étiqueté «substances laitières modifiées» n’implique pas qu’il contient des ingrédients laitiers importés.

Ce terme générique comprend une foule d’ingrédients laitiers, dont les produits de culture, les laits ultrafiltrés, etc. Le petit-lait (lactosérum) qui est le résidu de la fabrication fromagère est également une substance laitière modifiée. Le Québec produit annuellement 1 200 000 tonnes de lactosérum que nous transformons ici même.

Est-ce vrai que le Québec est un important fabriquant de substances laitières modifiées ?
Vrai. Le Québec fabrique tous les produits énumérés comme exemple dans la réglementation des substances laitières modifiées de Santé Canada. Santé Canada mentionne comme exemple : « : lait écrémé à teneur réduite en calcium, caséine, caséinates, produits laitiers de culture, protéines lactosériques, lait ultrafiltré, lactosérum (petit-lait), beurre de lactosérum (petit-lait), crème de lactosérum (petit-lait) ». Le Québec est un important fabriquant de concentrés de protéines de lactosérum.

Toutefois, ni le Québec, ni le Canada ne fabriquent des isolats de protéines laitières.

Les usines d’ici ont la capacité de fabriquer ce type de protéines mais le lait canadien est trop cher pour que ce type d’exploitation puisse être compétitif. Nous avons déjà proposé aux producteurs laitiers de créer une classe spéciale pour le lait qui serait destiné à la fabrication d’isolats de protéines mais ils refusent de considérer cette option.
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Les isolats de protéines sont-ils utilisés ailleurs que dans l’industrie laitière ?
Les IPL sont utilisés comme excellente source d’enrichissement de divers produits, comme les produits santé - tablettes et jus énergisants, concentrés substituts de repas, produits pour la formation de masse musculaire - dans l’industrie pharmaceutique et les hôpitaux - source d’intraveineuse et de gavage (car presque pures)- et, de plus en plus, pour former des gels et des mousses de desserts.

Oui. À cause de la réglementation actuelle, même si le terme « substances laitières modifiées » apparaît sur un fromage, il est possible que ce produit contienne du lait ou de la crème pure à 99.99%.
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Faux. Les isolats de protéines laitières ne réduisent aucunement l’utilisation de matière grasse dans la fabrication de fromages ou de yogourts. Les IPL remplacent la poudre de lait écrémée mais, en contre partie, ils requièrent l’ajout de crème dans la fabrication des produits laitiers. Comme le système national de quota des producteurs, tel que décrit par la CCL, est basé sur la matière grasse, il n’y a donc aucune baisse de quota attribuable aux IPL.
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Le QMM des producteurs dépend directement de la demande de matière grasse laitière par les consommateurs. Il y a plusieurs facteurs qui expliquent les fluctuations de cette demande et nous connaissons plusieurs des causes.
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Faux.Même les études réalisées par la Fédération des producteurs de lait démontrent que les québécois payent leurs produits laitiers le même prix ou moins cher que chez nos voisins américains alors que le prix du lait acheté à la ferme est systématiquement de 25% à 40% plus cher pour les transformateurs canadiens.
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Nous partageons la lecture des négociateurs canadiens à l’OMC qui recommandent aux producteurs laitiers de ne pas recourir à l’article 28 de l’OMC qui permettrait d’introduire des nouveaux tarifs pour bloquer l’importation d’isolats de protéines.
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