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Questions et réponses

 

 

 

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Peut-on faire du fromage ou du yogourt sans lait ni crème?

 

Non. Il n’est pas possible de faire du fromage sans crème, ni lait. Un fromage ou un yogourt qui est fortifié avec des isolats de protéines requiert l’ajout de crème. Les isolats de protéines sont en réalité une forte concentration de protéines laitières, sans le lactose

 

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Il y a deux raisons majeures qui incitent les fabricants de produits laitiers à acheter des isolats de protéines d’importateurs : le prix et les avantages fonctionnels d’un produit qui n’est pas disponible ici.

L’emploi de protéines laitières procure maints avantages :

 

  • D’abord, ajoutées au fromage, ces protéines permettent de standardiser ou d’enrichir les laits de fromagerie. Cet ajout permet également d’améliorer plusieurs propriétés du fromage : coloration plus intense, saveurs plus riches, meilleur contrôle de l’humidité, etc. À titre d’exemple, un fromage mozzarella enrichi de protéines laitières fondra de façon uniforme et la coloration obtenue après cuisson sera plus homogène; il demeurera tendre même s’il est réchauffé. Ajoutées aux yaourts, les protéines laitières transmettent rondeur et douceur au produit fini. On constate aussi que l’incorporation de ces protéines aux plats cuisinés permet une meilleure rétention d’eau, une dispersion plus fine des graisses, une texture plus homogène, et bien d’autres avantages encore.

  • Par ailleurs, on a démontré que certaines protéines ou fractions de protéines laitières possèdent des propriétés bénéfiques pour la santé. Par exemple, on exploite les diverses propriétés biologiques des protéines et des peptides du lactosérum pour réguler la pression artérielle, pour moduler le système immunitaire, pour faciliter le transport des minéraux dans l’organisme, etc. D’ailleurs, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) reconnaît la grande valeur nutritionnelle de ces substances ainsi que les nombreux usages diététiques et thérapeutiques qu’on peut en tirer.

Enfin, facteur non négligeable, l’ajout de protéines laitières rend plus performante la fabrication du fromage. On peut ainsi réduire le coût de la matière première requise pour la fabrication de fromage, ce qui se traduit par une réduction d’environ 1,5% de son coût final, selon le type de fromage produit.. Rappelons, à cet égard, que le lait coûte environ 0,70 $ le litre et qu’il faut environ dix litres de lait pour produire un kilogramme de fromage. Il est à noter toutefois que le coût final de fabrication du fromage peut varier grandement d’un fabricant à l’autre et selon le type de fromage.

 

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Un isolat de protéine est un concentré qui atteint plus de 85% de protéines laitières.

En fait, les protéines sont l’ingrédient le plus nourrissant du lait.

Les isolats de protéines proviennent du lait. Voici la composition du lait :
Eau : 87%
Lactose et autres solides : 5,65 %
Matières grasses : 3,96 % (sert à faire le beurre)
Protéines : 3,35 %

 

  • Le lait sans le gras est du lait écrémé.
     
  • Le lait écrémé sans l’eau est de la poudre de lait écrémé (PLE).

  • La poudre du lait écrémé (PLE) est une concentration des ingrédients laitiers qui restent, une fois qu’on en a retiré le gras (3,96 %) et l’eau (87 %).

  • La poudre de lait écrémé contient 35% de protéines (28% protéines de lait et 7% de protéines de lactosérum). Le lactose représente environ 54% de la poudre de lait écrémé.
     
  • Un concentré de protéine de lait contient généralement entre 40% et 70% de protéines (et beaucoup moins de lactose).

  • Un isolat de protéine est un concentré qui atteint plus de 85% de protéines.


Il y a donc deux conclusions évidentes :


1. Tous les ingrédients énumérés proviennent uniquement du lait.


2. Aucun ingrédient autre que le lait n’entre dans la composition de ces substances laitières modifiées.

 

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Non. Tout produit étiqueté «substances laitières modifiées» n’implique pas qu’il contient des ingrédients laitiers importés.

Ce terme générique comprend une foule d’ingrédients laitiers, dont les produits de culture, les laits ultrafiltrés, etc. Le petit-lait (lactosérum) qui est le résidu de la fabrication fromagère est également une substance laitière modifiée. Le Québec produit annuellement 1 200 000 tonnes de lactosérum que nous transformons ici même.

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Vrai. Le Québec fabrique tous les produits énumérés comme exemple dans la réglementation des substances laitières modifiées de Santé Canada. Santé Canada mentionne comme exemple : « : lait écrémé à teneur réduite en calcium, caséine, caséinates, produits laitiers de culture, protéines lactosériques, lait ultrafiltré, lactosérum (petit-lait), beurre de lactosérum (petit-lait), crème de lactosérum (petit-lait) ». Le Québec est un important fabriquant de concentrés de protéines de lactosérum.

Toutefois, ni le Québec, ni le Canada ne fabriquent des isolats de protéines laitières.

Pourquoi ne fabrique-t-on pas d’isolats de protéines laitières ici ?

Les usines d’ici ont la capacité de fabriquer ce type de protéines mais le lait canadien est trop cher pour que ce type d’exploitation puisse être compétitif. Nous avons déjà proposé aux producteurs laitiers de créer une classe spéciale pour le lait qui serait destiné à la fabrication d’isolats de protéines mais ils refusent de considérer cette option.

Il existe depuis longtemps des classes spéciales de lait pour presque tous les types de produits dont l’objectif est de fournir aux transformateurs secondaires, aux fabricants d’aliments pour animaux et aux distributeurs admissibles, le moyen d’avoir accès aux ingrédients laitiers fabriqués au Canada, à des prix leur permettant de demeurer concurrentiels sur le marché. (Voir le site sur les ingrédients laitiers et les programmes qui y sont rattachés).

Nous préférerions également utiliser des produits québécois. Nous voulons faire ces protéines ici car nous en avons la capacité mais il est clair que le prix reste un facteur déterminant. Dans cette optique, il est difficile de comprendre pourquoi les producteurs laitiers sont prêts à écouler leur excès de poudre de lait écrémée à prix dérisoire en la vendant comme nourriture animale alors qu’ils refusent d’accorder une prix spécial aux entreprises intéressées à faire ces protéines ici.

 

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Ingrédientslaitiers.ca

 

 

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Les usines d’ici ont la capacité de fabriquer ce type de protéines mais le lait canadien est trop cher pour que ce type d’exploitation puisse être compétitif. Nous avons déjà proposé aux producteurs laitiers de créer une classe spéciale pour le lait qui serait destiné à la fabrication d’isolats de protéines mais ils refusent de considérer cette option.

Il existe depuis longtemps des classes spéciales de lait pour presque tous les types de produits dont l’objectif est de fournir aux transformateurs secondaires, aux fabricants d’aliments pour animaux et aux distributeurs admissibles, le moyen d’avoir accès aux ingrédients laitiers fabriqués au Canada, à des prix leur permettant de demeurer concurrentiels sur le marché. (Voir le site sur les ingrédients laitiers et les programmes qui y sont rattachés).

Nous préférerions également utiliser des produits québécois. Nous voulons faire ces protéines ici car nous en avons la capacité mais il est clair que le prix reste un facteur déterminant. Dans cette optique, il est difficile de comprendre pourquoi les producteurs laitiers sont prêts à écouler leur excès de poudre de lait écrémée à prix dérisoire en la vendant comme nourriture animale alors qu’ils refusent d’accorder une prix spécial aux entreprises intéressées à faire ces protéines ici.

 

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Ingrédientslaitiers.ca

 

 

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Les IPL sont utilisés comme excellente source d’enrichissement de divers produits, comme les produits santé - tablettes et jus énergisants, concentrés substituts de repas, produits pour la formation de masse musculaire - dans l’industrie pharmaceutique et les hôpitaux - source d’intraveineuse et de gavage (car presque pures)- et, de plus en plus, pour former des gels et des mousses de desserts.

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Oui. À cause de la réglementation actuelle, même si le terme « substances laitières modifiées » apparaît sur un fromage, il est possible que ce produit contienne du lait ou de la crème pure à 99.99%.

On doit se méfier des apparences. « Substances laitières modifiées » est un terme générique choisi par Santé Canada il y a plusieurs années. C’est en fait une traduction peu flatteuse alors que les Européens appellent ces ingrédients des « constituants naturels de lait ».

Le terme « substances laitières modifiées » est un terme générique qui comprend les produits laitiers suivants : lait écrémé à teneur réduite en calcium, caséine, caséinates, produits laitiers de culture, protéines lactosériques, lait ultrafiltré, lactosérum (petit-lait), beurre de lactosérum, crème de lactosérum, protéines laitières et isolats de protéines laitières etc.

En fait, si un produit laitier mentionne « substance laitière modifiée » dans sa liste d’ingrédients, il peut contenir un ou plusieurs de ces ingrédients et, même s’il contient du lait ou de la crème, ce terme doit remplacer tout autre description. Ce qui veut dire que même si c’est le terme « substances laitières modifiées » qui apparaît sur un fromage, il est possible que ce produit contienne du lait ou de la crème pure à 99.99%.

 

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Faux. Les isolats de protéines laitières ne réduisent aucunement l’utilisation de matière grasse dans la fabrication de fromages ou de yogourts. Les IPL remplacent la poudre de lait écrémée mais, en contre partie, ils requièrent l’ajout de crème dans la fabrication des produits laitiers. Comme le système national de quota des producteurs, tel que décrit par la CCL, est basé sur la matière grasse, il n’y a donc aucune baisse de quota attribuable aux IPL.

Le site web de la Commission canadienne du lait (CCL) présente l’explication suivante : «Le quota de mise en marché (QMM) est la cible de production nationale de lait de transformation… Cette cible fait l’objet d’une surveillance constante et, au besoin, de rajustements durant l’année afin de refléter les fluctuations de la demande sur la base de matière grasse».

Visitez le site Web de la Commission canadienne du lait pour plus de détails.

 

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Le QMM des producteurs dépend directement de la demande de matière grasse laitière par les consommateurs. Il y a plusieurs facteurs qui expliquent les fluctuations de cette demande et nous connaissons plusieurs des causes.

  • La première cause est reliée à l’effet démographique. L’age médian de la population canadienne augmente d’année en année à cause du facteur des baby boomers qui vieillissent et délaissent les produits laitiers avec l’age ; les familles sont moins nombreuses et la population compte un plus grand nombre d’immigrants provenant de pays où la consommation de produits laitiers n’est pas dans leur culture. En conséquence, la tendance globale de consommation est à la baisse, sauf pour le yogourt.



  • Un autre facteur important est l’évolution des prix et la concurrence. Comme le prix du lait au Canada est un des plus chers au monde et qu’il augmente à un rythme rapide, la concurrence des autres produits d’imitation prend de plus en plus d’ampleur. Il y a corrélation directe entre l’augmentation substantielle du prix du lait en 2005 (plus de 7,5% en un an) et son effet direct sur la consommation dès que les nouveaux prix des produits laitiers ont été transmis aux consommateurs. Les prix changent le 1er février à chaque année et sont habituellement transmis aux consommateurs deux mois plus tard.



  • La compétitivité est un des facteurs qui influencent la demande des produits laitiers. Par exemple, en juin 2006 le CILQ a demandé au ministre québécois de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation de mettre un terme à la transformation, l’emballage et la commercialisation d’un succédané étranger et illégal, à base de soja, qui sert à remplacer le fromage de pizza. De tels succédanés généralement beaucoup moins chers que les produits laitiers remplacent la consommation de matière grasse et, par conséquent ont un effet direct sur la réduction de QMM des producteurs. La promotion de produits qui s’apparentent aux produits laitiers, comme la margarine, est également un facteur de compétitivité important.



  • Certaines déclarations de professionnels de la santé, ont des répercussions négatives assez significatives sur la consommation de produits laitiers et ont donc un impact sur les quotas des producteurs, en particulier lorsque ces professionnels associent la consommation des gras laitiers aux problèmes de poids, de cholestérol, etc.

Finalement, il ne faut pas négliger l’impact que peut représenter les ventes de lait au noir. Certains producteurs laitiers vendent leur lait au noir à des fromageries mobiles, qui transforment ce lait en fromage pour vente directe à des consommateurs. Ce phénomène, qui a cours au Québec et en Ontario, fait que du lait transige à l’extérieur du système et, par conséquent ces volumes de lait ne sont pas enregistrés pour fins d’établissement du QMM.

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Est-ce vrai que les produits qui contiennent des isolats de protéines (IPL) importés se vendent plus cher aux consommateurs ?

Faux.Même les études réalisées par la Fédération des producteurs de lait démontrent que les québécois payent leurs produits laitiers le même prix ou moins cher que chez nos voisins américains alors que le prix du lait acheté à la ferme est systématiquement de 25% à 40% plus cher pour les transformateurs canadiens.

La majorité des fromages qui contiennent des IPL sont vendus à de gros acheteurs comme les grandes chaînes de restauration, les marques privées et le secteur industriel. Ces entreprises réalisent leurs achats par le biais d’acheteurs corporatifs chevronnés qui ont pour mandat d’obtenir le meilleur prix possible pour leur achat de fromage ou de yogourt. De plus, connaissant la concurrence qu’ils se livrent dans tous les marchés, nous serions encore plus surpris qu’ils n’offrent le meilleur prix possible à leurs consommateurs. La seule vente de mozzarella aux grandes chaînes de pizzerias représente un marché de plus de 2 milliards de dollars par année.

Il est clair que les IPL ont permis de contrebalancer les fortes augmentations du prix du lait dans les trois dernières années et de maintenir le prix des fromages et des yogourts le plus bas possible pour les consommateurs.

De plus, même les études réalisées par la Fédération des producteurs de lait démontrent que les québécois payent leurs produits laitiers le même prix ou moins cher que chez nos voisins américains alors que le prix du lait acheté à la ferme est systématiquement de 25% à 40% plus cher pour les transformateurs canadiens.

Les transformateurs québécois n'ont donc rien à se reprocher car ils sont de loin plus efficaces que les américains tout en récompensant mieux leurs producteurs. Les transformateurs du Québec payent un des prix les plus élevés au monde pour le lait et ils versent annuellement une moyenne de 270 000$ à chaque ferme laitière du Québec.

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Nous partageons la lecture des négociateurs canadiens à l’OMC qui recommandent aux producteurs laitiers de ne pas recourir à l’article 28 de l’OMC qui permettrait d’introduire des nouveaux tarifs pour bloquer l’importation d’isolats de protéines.

Nos vues sont motivées par :

1. Cette technologie fait partie du développement scientifique. Nous ne pouvons revenir en arrière à moins de remplacer ce produit par un autre capable de satisfaire les plus importants clients industriels.

2. Si le Canada doit recourir à l’article 28, nous serons obligés de négocier avec les pays exportateurs d’IPL des compensations dont nous ne pouvons anticiper l’ampleur à ce stade, mais que nous soupçonnons être particulièrement onéreuses. Quel pays voudrait abdiquer ses marchés, sans y gagner substantiellement en retour.

3. Les négociateurs canadiens, experts en la matière, et le Ministre d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, Chuck Strahl, nous disent que cette solution comporte des risques importants pour la gestion de l’offre au moment où nous sommes en pleine négociation de l’OMC.

4. Steve Verheul, négociateur principal en agriculture de l’OMC pour le Canada, nous informe que ces nouveaux tarifs proposés ne pourraient s’appliquer aux pays de l’ALENA (EU et Mexique) et qu’en conséquence, les IPL pourraient entrer au Canada via les Etats-Unis et le Mexique.

 
 

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