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Éditoriaux

 

Le livre vert sera débattu en commission parlementaire en 2011 et le gouvernement devrait normalement prendre des décisions en 2012, c'est-à-dire, à peu près à la fin de son mandat. On écrémera de ces débats le peu qui n’a pas causé de controverse et on imposera des petits changements cosmétiques avec tapage médiatique. Les conseillers politiques seront satisfaits de même que les relationnistes, sans compter les quelques fonctionnaires qui auront réussi par ces changements à étendre leur pouvoir.
 
Dans ces circonstances, le livre vert ne sera pas durable, car il ne peut l’être. Quelques années plus tard, ce sera le retour à la case départ d’avant 2007 : enquêtes, études, débats et perpétuelles indécisions.
 
Et pourtant, les québécois, comme tous les autres électeurs du monde, rêvent d’être gouvernés par des élus capables prendre des décisions, aussi difficiles soient-elles. 


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Toutes ces entreprises réunies ne transforment que 0.5% du lait produit au total alors qu’elles récoltent 99.5% de l’attention média. Ce constat me semble évident et même normal, même si je suis incapable de le justifier avec logique et certitude.
 
Si les petites entreprises du domaine fromager font la fierté du Québec, c’est qu’elles démontrent la capacité de certains individus de réussir dans des domaines difficiles et compétitifs. Presque tous les petits fromagers en région sont des vedettes dans leur coin de pays. Je fais ici plutôt référence au sens positif du terme, dans le sens de modèle, d’exemple du travail minutieux de l’artisan, passionné par son produit.


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Il est plus facile de penser que ces changements qui se pointent à l’horizon ont un avenir lorsque ceux-ci sont déjà adoptés par une bonne partie de la génération montante : nos enfants. C’est ce qui se passe présentement avec le développement durable. Ce changement de société est irréversible et il est présent partout dans le monde. Il était temps.
 


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Nous sommes trop nombreux à ne pas savoir s’adapter assez vite à des changements qui sont bien souvent prévisibles. De plus, mon expérience m’a permis d’observer que généralement, plus on est nombreux et plus on est homogène dans un groupe, moins on s’adapte. Alors que logiquement ça devrait être le contraire. Il devrait instinctivement y avoir une sagesse collective ou une forme d’intelligence supérieure qui devrait émerger du groupe. Malheureusement, ce n’est pas souvent le cas. La résistance est plus naturelle.  
 
C’est ce qui fait que les leaders qui ne pensent pas comme les autres, généralement, prennent de l’avance sur leurs compétiteurs.


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